
Amont · Forage & complétion
Forage & complétion
Un puits, c’est un trou de quelques dizaines de centimètres qui descend un à deux kilomètres, tapissé d’acier et de ciment, équipé pour produire pendant vingt ans. Forer est la dépense la plus lourde de l’Exploration & Production ; le faire juste — au bon endroit, à la bonne trajectoire, avec la bonne complétion — décide de la rentabilité de tout ce qui suit.
Du wellpad à la cible
Tout commence par le wellpad : une plateforme de terre compactée, ses bassins, sa cave à tête de puits, son accès pour l’appareil. Depuis un seul pad, le forage directionnel atteint plusieurs cibles — trois est notre standard — ce qui divise l’emprise au sol, les routes et les lignes de collecte. L’appareil fore par sections de diamètre décroissant ; chaque section est tubée (casing) puis cimentée, pour isoler les aquifères, tenir la paroi et contenir la pression.
Les étapes, dans l’ordre
- Programme de forage — trajectoire, boues, tubages et ciments dimensionnés depuis les données de réservoir et les puits voisins.
- Mobilisation — appareil, boues, tubulaires, services de mesure ; au Tchad, la logistique est la moitié du délai.
- Forage par sections — surface, intermédiaire, réservoir ; mesures en cours de forage (MWD/LWD) pour tenir la trajectoire.
- Tubage et cimentation — la barrière qui protège l’eau douce et fait la sécurité du puits pour toute sa vie.
- Complétion — perforation de la zone productrice, tubing de production, packers, vanne de sécurité ; le choix du levage artificiel (pompe à balancier, PCP, ESP) se fait ici.
- Mise en production et essais — débit, pression, coupe d’eau : les premières semaines calibrent le modèle de réservoir.
Après la mise en production : l’intervention sur puits
Un puits vit. Il s’ensable, s’encrasse, voit sa pompe s’user, sa coupe d’eau monter. Les interventions — au câble (wireline), au tube enroulé (coiled tubing), ou par reprise complète (workover) — remettent le puits à sa production nominale sans le reforer. Sur des champs matures comme ceux du bassin de Doba, c’est le levier de production le moins cher qui existe, et c’est le cœur de nos services parapétroliers.
Ce que nous mettons en œuvre
Trois puits directionnels par pad : moins d’emprise, moins de lignes, moins de routes — et une seule cave à surveiller.
Appareils légers adaptés aux profondeurs du bassin, unités de complétion et d’intervention mobilisables pour nos champs et pour des tiers.
Cimentation contrôlée, tests de barrière, suivi de pression annulaire : la sécurité du puits est un dossier qui commence au programme de forage.
Chefs de chantier, foreurs, opérateurs de complétion formés par l’académie Tchaditude — avant l’arrivée de l’appareil, pas après.
Repères
| Poste | Ordre de grandeur | Ce qui le fait varier |
|---|---|---|
| Durée d’un puits onshore | 15 à 40 jours | profondeur, trajectoire, incidents |
| Part du forage dans le coût du champ | 40 à 60 % | nombre de puits, logistique |
| Cibles par wellpad | 3 | géométrie du réservoir |
| Levage artificiel | dès la complétion | bruts lourds, pression de réservoir |
Ordres de grandeur du secteur pour l’onshore africain ; chaque puits fait l’objet de son propre programme.