Équipe sur un chantier

Amont · Solutions & produits

Récupération assistée (EOR)

Aller chercher les barils que les champs matures abandonnent. Récupération assistée à intrants locaux (ASP natron/neem, CSS) et relance des blocs marginaux — plus de valeur du même sous-sol.

Le baril additionnel · interactif

Chaque point de récupération, c’est du brut en plus.

La récupération assistée (EOR) va rechercher le brut que la production primaire laisse dans le réservoir. Faites varier le gain de récupération visé et mesurez le baril additionnel.

Gain de récupération EOR visé
+8 %
+3 %+15 %

Réservoir de référence : 500 Mbbl en place (illustratif). Les valeurs sont des ordres de grandeur pédagogiques — société en constitution.

Barils additionnels récupérés (cible)
40Mbbl

Récupération primaireGain EOR
↩ Levier 02 · cercle vertueux
Récupération assistée · EOR · Le baril qui reste dans la roche · Solution

Récupérer jusqu’à 17 points d’OOIP de plus par réservoir.

La récupération primaire et secondaire ne laisse sortir que 20-35 % du pétrole en place (OOIP). Sur les bruts lourds de Doba (21-24° API), l’EOR couplé aux technologies modernes — chimie avancée, levage intelligent, forage piloté par IA — est le levier décisif du plan national 250 000 barils/jour : prolonger la vie des champs matures sans nouveau forage, et débloquer les milliards de barils piégés.

EOR CHIMIQUE

ASP — Alkali / Surfactant / Polymère

Injection de natron (Na₂CO₃, ressource locale tchadienne), tensioactifs et biopolymères pour réduire la tension interfaciale et balayer le brut résiduel. Visé sur le bassin de Doba.

+8–17 %
OOIP additionnel
Natron
alcalin local
EOR THERMIQUE

CSS — Injection cyclique de vapeur

Injection cyclique de vapeur pour fluidifier les bruts lourds et visqueux et améliorer leur mobilité. Cible : les bruts lourds de Doba et les zones biodégradées.

+20-50%
taux récupération
21-24°
API bruts lourds Doba
EOR GAZ · ÉTUDE

WAG & injection de gaz

Injection alternée eau-gaz (WAG) valorisant le gaz associé aujourd’hui torché — en synergie avec Durabilité (gas-to-power de site, pour nos opérations). Phase pilote.

0,9 Md
m³/an gaz dispo
Pilote
2027-2028

Pourquoi l’EOR est le meilleur baril

Un baril récupéré par EOR coûte 2 à 4× moins cher qu’un baril de nouveau forage exploratoire : l’infrastructure de surface, les puits et le pipeline existent déjà. Sur des champs matures déclinants, c’est le capital le plus rentable et le moins risqué.

RÉCUPÉRATION DU PÉTROLE EN PLACE · OOIP100 %
primaire + secondaire · 20-35 %+ EOR → 28-52 %reste piégé dans la roche
20-35%
OOIP sans EOR
28-52%
OOIP avec EOR
15-20 ans
vie de champ prolongée
OBJECTIF NATIONAL · 250 KB/J EN 2030
+74%

L’objectif national de porter la production à 250 000 b/j d’ici 2030 — soit +74 % sur les ~144 000 b/j de 2024 — repose en grande partie sur l’EOR des champs matures de Doba et Bongor — pas seulement sur l’exploration des bassins du Nord.

+18 kb/j production EOR additionnelle visée · horizon 2032
Autonomie des intrants · Valoriser les ressources tchadiennes

Et si les additifs EOR venaient du sol tchadien ?

Les procédés ASP importent des produits chimiques coûteux. Or le Tchad possède des ressources naturelles directement valorisables comme intrants EOR — réduisant la dépendance aux importations, créant des chaînes de valeur rurales, et ancrant l’autonomie industrielle.

PROUVÉ

Natron → agent alcalin (A de ASP)

Na₂CO₃·NaHCO₃·2H₂O · Lac Tchad & Borkou

Natron miné localement comme agent alcalin pour l’injection ASP, remplaçant le carbonate de sodium importé. Son effet tampon réduit la tension interfaciale avec moins de dommage à la roche que le NaOH.

+8–17 % OOIP récupération tertiaire
PROMETTEUR

Gomme arabique → biopolymère

Acacia senegal · 42 000 t/an · 2ᵉ mondial

Base polysaccharide pour des biopolymères type xanthane offrant une stabilité supérieure dans les réservoirs haute salinité/haute température où le HPAM synthétique échoue. Soutient 500 000+ ménages ruraux.

HT/HS stabilité supérieure au HPAM
PROMETTEUR

Cellulose de coton → polymère (P)

150-180 000 t/an · 94 % cellulose

Le coton tchadien (250 000 ha, 2,5 M travailleurs) fournit des fibres pures. Le coton de faible qualité se convertit en polymères cellulosiques (CMC, HEC) pour le contrôle de viscosité, remplaçant le polyacrylamide pétrosourcé.

CMC / HEC contrôle de mobilité
R&D

Neem & Karité → biosurfactant (S)

Huile de neem · beurre de karité

Matière première pour des surfactants biodégradables réduisant la tension interfaciale jusqu’à ×1 000 pour mobiliser l’huile. Combinés au natron alcalin en formulation ASP, atteignent 27 %+ de récupération ROIP.

IFT ×1 000 biodégradable · 27 %+ ROIP
R&D

Spiruline → EOR microbien (MEOR)

Lac Tchad · 250+ t sèches/an

La spiruline du Lac Tchad (producteur au coût le plus bas au monde) contient des cyanobactéries capables de synthèse de biosurfactants. Voie pilote MEOR pour génération in-situ de surfactants dans les puits matures de Doba.

MEOR surfactant in-situ low-cost
PILOTE

CO₂-EOR → CCUS

Injection miscible · 2 puits Doba

Pilote de capture et utilisation du carbone pour EOR-CO₂ (injection miscible). Le CO₂ capturé sur les sites de traitement gazier alimente le pilote. Stockage géologique permanent à l’étude.

15 000 tCO₂/an capté & valorisé
Matrice des intrants · Substitution d’import

Six intrants tchadiens, lus comme une formulation EOR.

ProuvéPiloteRecherche

Chaque ressource est positionnée par son rôle dans la chimie ASP (Alcalin · Surfactant · Polymère), son mécanisme physique, son origine géographique et l’import qu’elle remplace. La maturité reste indicative — objectifs de R&D, aucun déploiement à ce jour.

Natron
Na₂CO₃·NaHCO₃ (carbonate de sodium)
Lac Tchad & Borkou
Prouvé
Rôle dans la formuleAgent alcalin — le A de l’ASP.
MécanismeNeutralise les acides du brut et abaisse la tension interfaciale, réduisant la dose de tensioactif nécessaire.
Substitue à l’importSoude / carbonate de sodium importé.
Gomme arabique
Acacia senegal (exsudat)
Bande sahélienne (gisement majeur)
Pilote
Rôle dans la formuleBiopolymère épaississant — appui du P.
MécanismeAugmente la viscosité de l’eau injectée pour un meilleur balayage du réservoir et un front plus stable.
Substitue à l’importPolyacrylamide HPAM importé.
Cellulose de coton
Linters & tiges de coton
Zone cotonnière sud (Doba, Moundou)
Recherche
Rôle dans la formulePolymère de mobilité — le P.
MécanismeSource de cellulose (CMC) pour des polymères de contrôle de mobilité, valorisant un coproduit agricole.
Substitue à l’importHPAM / cellulose technique importée.
Neem & Karité
Huiles d’Azadirachta & Vitellaria
Sahel (neem) · sud (karité)
Recherche
Rôle dans la formuleBiosurfactant — le S.
MécanismeTensioactifs d’origine végétale qui décrochent le brut piégé dans les pores de la roche.
Substitue à l’importSurfactants pétrochimiques importés.
Spiruline
Biomasse cyanobactérienne
Lacs natronés (Ounianga, Kanem)
Recherche
Rôle dans la formuleMEOR — récupération assistée microbienne.
MécanismeBiosurfactants et biomasse microbienne mobilisant le brut résiduel par voie biologique.
Substitue à l’importAdditifs MEOR importés.
CO₂ capté
Flux CO₂ — traitement gaz / raffinerie
Sur sites de traitement (Doba)
Pilote
Rôle dans la formuleEOR-CO₂ / CCUS.
MécanismeInjection miscible : le CO₂ gonfle et fluidifie le brut, avec stockage géologique permanent à l’étude.
Substitue à l’importCO₂ industriel importé ; pas de captage local.
Pourquoi ça compte

Les additifs ASP représentent une large part du coût d’un projet EOR. Les sourcer localement, c’est moins de devises sorties et des chaînes de valeur rurales créées.

Verrou à lever

Purification, standardisation des lots et tenue en conditions de réservoir (température, salinité) — l’objet du programme R&D Pétrochimie.

Du champ au laboratoire

Récolte agricole/minérale → purification → formulation ASP → essais cœur de roche → pilote terrain sur champs lourds.

Une chaîne de valeur EOR 100 % tchadienne

Natron du Borkou, gomme arabique (2ᵉ mondial), cellulose de coton, biosurfactants neem/karité, spiruline du Lac Tchad, et CO₂ capté à la raffinerie : six voies pour des intrants EOR 100 % tchadiens. Réduire la dépendance aux importations et créer de la valeur aval à partir de notre richesse agricole et minérale.

6
voies locales
2ᵉ-3ᵉ
mondial gomme
−imports
substitution
FEUILLE DE ROUTE · CHAÎNE DE VALEUR EOR LOCALE
PHASE 1 · 2026-2027

Sourcing industriel du natron (Borkou/Lac Tchad), pilote ASP sur 3 puits Doba, étude de faisabilité CSS sur les bruts lourds de Doba.

PHASE 2 · 2027-2029

Usine polymère cellulose de coton, laboratoire biosurfactant neem/karité, screening MEOR spiruline, pilote EOR thermique sur les bruts lourds de Doba.

PHASE 3 · 2029-2032

Déploiement ASP complet sur 50+ puits Doba, EOR thermique sur les bruts lourds, unité de fabrication chimique EOR (Pétrochimie), objectif 100 % sourcing local.

Technologies modernes · Brut lourd

Produire plus, à partir des champs lourds existants.

Le brut lourd de Doba (21-24° API) est visqueux et difficile à mobiliser. EnerTchad combine les technologies de récupération les plus récentes — chimie avancée, levage intelligent, forage piloté par IA et jumeaux numériques — pour augmenter le taux de récupération des champs matures, sans attendre de nouvelles découvertes.

CHIMIE AVANCÉE
Réduction de viscosité combinée

Systèmes ASP renforcés par tensioactifs émulsifiants et polymères : la viscosité du brut chute de plus de 90 %, améliorant la mobilité à froid — moins d’énergie et d’émissions que le thermique.

NANOFLUIDES
Polymères & nano-additifs

Biopolymères et nano-additifs qui restent stables en milieu chaud et salin, là où les polymères classiques échouent — un balayage du réservoir plus large et plus durable.

LEVAGE INTELLIGENT
Pompes ESP-PCP optimisées

Pompes électriques à cavité progressive, conçues pour le brut lourd, pilotées par une plateforme numérique : meilleure récupération, OPEX réduit et durée de vie des équipements prolongée.

FORAGE PILOTÉ PAR IA
Puits horizontaux & intelligents

Forage directionnel guidé par IA et puits instrumentés (capteurs fond de puits) : trajectoires plus précises, contact réservoir maximisé et vitesse de forage améliorée jusqu’à +30 %.

STIMULATION DE PUITS
Acidification & fracturation

Acidification matricielle et fracturation pour restaurer et améliorer la perméabilité autour du puits : on rouvre les drains colmatés et on relance la productivité des puits matures à moindre coût.

STIMULATION PAR VAPEUR
CSS — huff & puff

Injection cyclique de vapeur (huff-and-puff) pour chauffer et fluidifier le brut lourd autour du puits, puis le produire : un gain de récupération de +20 à 50 % sur les zones les plus visqueuses de Doba.

JUMEAUX NUMÉRIQUES
Simulation & optimisation IA

Une réplique numérique du champ pour tester les scénarios de production et prédire le rendement avant le terrain — en lien avec notre département R&D & Technologies.

EOR-CO₂ · BAS-CARBONE
Injection miscible & capture

Injection de CO₂ capté à la raffinerie pour mobiliser le brut résiduel : la récupération additionnelle se double d’un stockage géologique du carbone. À l’étude.

CHIMIE EOR À INTRANTS TCHADIENS

Une formulation EOR nourrie par le sous-sol tchadien.

Là où l’EOR conventionnel importe ses produits, EnerTchad puise dans les ressources locales : natron du Kanem comme alcalin, gomme arabique (le Tchad est 2ᵉ producteur africain) et dérivés de karité comme surfactants biosourcés, brines de complétion issues des saumures du lac Tchad. Une chimie de récupération moins chère, moins dépendante et ancrée sur le territoire.

Natron · Kanem

Alcalin (Na₂CO₃) pour le contrôle du pH et la réduction de la tension interfaciale.

Gomme arabique

Surfactants biosourcés et agents de perte de fluide, alternative aux tensioactifs synthétiques.

Brines de complétion

Saumures naturelles du lac Tchad (200-350 g/L) en remplacement des brines synthétiques importées.

Voir la filière de valorisation

EnerTchad propose son expertise EOR bruts lourds en prestation aux autres opérateurs du Tchad et de la CEMAC — un centre d’expertise régional unique, via JV technologique et pilotes facturés.

Offre parapétrolière
Autonomie chimique · De la matière brute au produit pétrolier

Le sous-sol tchadien recèle ce que l’industrie importe.

Bentonite du Wyoming, ciment du Golfe, proppants d’Amérique du Nord : chaque intrant chimique traverse trois continents avant d’atteindre la tête de puits — la logistique pèse jusqu’à 40 % du prix rendu. EnerTchad inverse l’équation : extraire, transformer et formuler localement les 9 familles de matières premières du territoire, pour bâtir la première filière de chimie pétrolière intégrée d’Afrique centrale.

LEVIER 01

Autonomie industrielle

Produire localement ce que le sous-sol recèle en abondance. Réduire la dépendance aux importations et créer un pôle chimique pétrolier qui n’existait pas.

LEVIER 02

Compétitivité économique

La tonne de bentonite importée dépasse 800 USD rendue à N’Djamena ; activée localement, elle revient à ~350 USD. Sur 20 puits, l’économie se chiffre en millions de dollars.

LEVIER 03

Économie circulaire

L’eau produite, le gaz torché, les résidus agricoles cessent d’être des pertes pour devenir des intrants. Le Water-to-Value™ transforme le premier poste de coût en source de revenus.

Les neuf familles de matières premières

Réparties sur l’ensemble du territoire, chacune répond à un besoin précis de la chaîne chimique — des fluides de forage à la récupération assistée.

01Kanem · Lac Tchad
Saumures & sels naturels

Brines de complétion (NaCl/KCl/CaCl₂), natron. Teneur en chlorures 200-350 g/L. Coût : 40-60 % du prix d’import.

02Guéra · Mayo-Kebbi
Carbonates & calcaires

Ciment pétrolier classe G/H (CaCO₃ > 95 %, norme API 10A). Le ciment = 8-12 % du coût d’un puits.

03Salamat · Moyen-Chari
Argiles & bentonites

Boues de forage WBM. Gonflement Enslin 600-900 %. Activation sodique → norme API 13A. Économie 55-65 %.

04Ennedi · Borkou
Silice & sables calibrés

Proppants de fracturation (SiO₂ > 98 %, sphéricité 0.7-0.8, mesh 20/40 & 30/50). Supprime 15-25 % du coût de stimulation.

05Guéra · Mayo-Kebbi
Chaux & dolomie

Traitement des eaux, contrôle du pH, neutralisation H₂S, stabilisation des sols. Calcination 900–1 100 °C.

06Kanem · Batha
Gypse & anhydrite

Régulateur de prise du ciment pétrolier (dosage 3-5 %). Agent pondérant et matériaux de construction de champ.

07Zone cotonnière
Biomasse & résidus

Gomme arabique (2ᵉ producteur africain) : surfactants biosourcés EOR, agents de perte de fluide. Bioénergie des camps.

08Doba · Bongor
Gaz naturel associé

Gas-to-power, hydrogène bleu (SMR), ORC. GOR 200-600 scf/bbl, > 80 % torché aujourd’hui. Objectif zéro torchage 2030.

09Tous champs
Eau produite

Water-to-Value™ : déshuilage, extraction de sels, réinjection, irrigation. Water cut > 85 % sur Doba. Objectif zéro rejet.

Six chaînes pétro-industrielles intégrées

Les neuf familles alimentent six filières de transformation couvrant tous les besoins chimiques de l’upstream tchadien.

01
Brines & complétion

Saumures du Kanem → fluides KCl/CaCl₂/CaBr₂ et saumures de workover. Circuit court sur le bassin du lac Tchad.

02
Forage & boues techniques

Bentonite activée du Salamat + chaux du Guéra + additifs naturels = boues WBM complètes formulées localement.

03
Stimulation & proppants

Sable siliceux de l’Ennedi calibré et résiné pour la fracturation. Réduit le coût de stimulation de 20-30 %.

04
EOR avancé

Polymères HPAM, gels réticulés, surfactants biosourcés (gomme arabique, dérivés de karité), traceurs chimiques. Récupération tertiaire sur Doba.

05
Traitement des eaux produites

Chaux vive pour floculation, déshuilage, membranes, réinjection. Water-to-Value™ : sels récupérés, eau réinjectée ou irriguée.

06
Énergie & chimie

Gaz associé → électricité, hydrogène bleu (SMR), méthanol, chaleur (ORC). La fin du torchage devient un centre de profit.

Feuille de route 2026 → 2032

PHASE 1 · 2026-27 Validation & pilotes

Caractérisation des gisements. Premiers lots de bentonite activée et brines testés sur les chantiers de Doba.

PHASE 2 · 2027-28 Montée en charge

Unités de transformation : bentonite (5 000 t/an), proppants (2 000 t/an). Premiers pilotes EOR biosourcés.

PHASE 3 · 2028-30 Intégration & échelle

Six filières opérationnelles. Substitution de 60-70 % des intrants importés. Water-to-Value™ sur 3+ champs.

VISION · 2032 Hub chimie d’Afrique centrale

Premier hub de chimie pétrolière locale, reproductible vers le Niger, le Cameroun et la RCA.

Données techniques issues du Livre Blanc EnerTchad Exploration & Production (Valorisation des matières premières, 2026). Chiffres de gisement et économies estimés, à confirmer par caractérisation.

Qualité & partenariats produits · pôle Pétrochimie

Le co-développement des intrants EOR, le contrôle qualité par lot et les certifications visées (ISO 9001, qualification fournisseurs) sont pilotés par le pôle Pétrochimie — une seule filière qualité pour l’agriculture du champ et le puits.

Partenariats produits & qualité — côté Pétrochimie →
Le principe, en un schéma

Une image vaut mille barils : côte à côte, ce que la récupération classique laisse dans la roche — et ce que l’EOR va rechercher.

◆ CONCEPT · RÉCUPÉRATION ASSISTÉE (EOR)Pourquoi le pétrole reste piégé — et comment on le libèreLa récupération classique laisse la majorité du brut dans la roche. L’EOR va rechercher les barils oubliés.Récupération classique~25 % récupéréfront d’eau étroitInjectionProductionAvec EOR — polymère + tensioactif+8–17 ptsfront élargiInjectionProductionPolymèreépaissit l’eau injectée → balaie plus large.Tensioactifabaisse la tension → décroche les gouttes piégées.Gouttes piégéesle brut résiduel que le classique laisse derrière.CHIMIE SOUVERAINEnatron · gomme arabique · coton · neem → polymères & tensioactifs formulés au Tchad

↔ Faites défiler le schéma horizontalement.

EOR · La science, pas à pas

Pourquoi le pétrole reste piégé — et comment on va le chercher.

Après des décennies de production, la majorité du brut est toujours dans la roche : retenu par les forces capillaires dans les pores, contourné par une eau d’injection plus mobile que lui. L’EOR n’est pas de la magie : c’est de la physique des interfaces et des écoulements, appliquée pore par pore.

01 · Le piège capillaire

Des gouttelettes prisonnières des pores

À l’échelle du pore, la tension interfaciale eau-huile (20 à 30 mN/m) fige le brut résiduel en gouttelettes que la pression d’injection ne suffit pas à déloger. C’est l’huile « résiduelle » — invisible aux forages, immense à l’échelle d’un bassin.

02 · Le nombre capillaire

Nc = μ·v / σ — la clé de la mobilisation

Pour remettre l’huile résiduelle en mouvement, il faut multiplier le nombre capillaire par 100 à 1 000 — donc écraser la tension interfaciale σ. C’est le travail des tensioactifs : à 10⁻³ mN/m, les gouttelettes coalescent et forment un banc d’huile mobile.

03 · Le rapport de mobilité

M ≤ 1 : balayer sans digiter

Une eau trop fluide « digite » à travers un brut visqueux et laisse des pans entiers du réservoir intacts. En épaississant l’eau au polymère, on ramène le rapport de mobilité sous 1 : le front d’injection redevient un piston régulier qui pousse l’huile au lieu de la contourner.

04 · La saponification in situ

L’alcalin fabrique du savon dans la roche

Les bruts lourds de Doba sont riches en acides naphténiques. Au contact d’un alcalin — le natron —, ces acides se transforment en tensioactifs naturels, directement dans le réservoir : une partie de la chimie est produite par le brut lui-même, ce qui réduit d’autant les tensioactifs à injecter.

Screening · Quelle méthode pour quel réservoir

Le bon EOR se choisit dans les données, pas dans le catalogue.

Chaque méthode a sa fenêtre d’application — gravité du brut, viscosité, profondeur, température, perméabilité. Les critères ci-dessous (grilles classiques de screening, indicatives) situent le bassin de Doba : c’est l’étude réservoir, puis le pilote, qui tranchent.

Critère Polymère / ASP Vapeur (CSS) WAG · gaz
Gravité du brut> 15° API8-25° API> 22° API
Viscosité in situ< 150 cP (HPAM modernes : plus)> 200 cP — son terrain< 10 cP
Profondeur< 2 700 m< 1 400 mselon pression de miscibilité
Température< 90 °Cindifférentindifférent
Perméabilité> 50 mD> 200 mDindifférent
Bassin de Doba · 21-24° API, grès peu profondsCœur de cible ✓Zones les plus visqueuses ✓Étude · selon gaz associé

Fenêtres indicatives (grilles de screening usuelles de l’industrie) — la sélection finale relève des études réservoir et des pilotes. Société en constitution.

Intrants locaux · La signature EnerTchad

Quatre matières tchadiennes, une chimie EOR souveraine.

L’EOR consomme des tonnes d’alcalins, de polymères et de tensioactifs — importés partout ailleurs. Le Tchad produit les quatre matières premières clés. Les qualifier pour le réservoir, c’est le programme R&D signature d’EnerTchad : moins de devises sorties, une filière agricole rémunérée, un savoir-faire qui reste.

Natron · l’alcalin

Carbonate de sodium du Kanem

Récolté sur les rives du lac Tchad depuis des siècles, le natron (Na₂CO₃) est le « A » d’ASP : il déclenche la saponification in situ et protège les tensioactifs de l’adsorption sur la roche.

Rôle : alcalin ASP · Statut : caractérisation labo visée
Gomme arabique · le polymère

Biopolymère d’Acacia, épaississant d’eau

Le Tchad est l’un des tout premiers producteurs mondiaux de gomme arabique. Polysaccharide viscosifiant, elle est étudiée comme alternative biosourcée aux polyacrylamides (HPAM) importés pour le contrôle de mobilité.

Rôle : viscosifiant · Statut : R&D TchadiTech, validation labo
Cellulose de coton · le fluide

CMC : viscosité et contrôle de filtrat

Dérivée du coton tchadien, la carboxyméthylcellulose est un additif standard des fluides pétroliers — viscosifiant et réducteur de filtrat pour les boues, complément des formulations d’injection.

Rôle : additif fluides · Statut : filière industrielle visée
Neem · la chimie verte

Biosurfactants et inhibiteurs végétaux

Les extraits de neem, abondant au Tchad, sont étudiés par l’industrie comme tensioactifs naturels et inhibiteurs de corrosion verts — une brique de la formulation « bas impact » d’EnerTchad.

Rôle : tensioactif vert · Statut : veille & essais exploratoires

Le cercle vertueux. Chaque tonne d’intrant local qualifiée remplace une importation en devises, rémunère une filière agricole tchadienne (gomme, coton, neem) ou artisanale (natron), et construit une expertise chimique exportable vers toute la CEMAC. La méthode reste honnête : validation laboratoire, puis pilote monopuits, puis inter-puits — chaque étape publiée dans nos Carnets.